… ce soir : nous voulons vivre à vos côtés en relations de bon voisinage », mais…        

Une forte majorité d’Israéliens soutient la création d’un Etat palestinien démilitarisé, comme l’a proposé le premier ministre Benyamin Nétanyahou, selon un sondage publié mardi par le quotidien Haaretz.

61 % des Israéliens approuvent le discours de M. Nétanyahou.
63 % affirment ne pas croire à la possibilité d’un accord de paix avec les Palestiniens.
55 % pensent que l’accord constitue une « capitulation face aux pressions américaines »
44 % des personnes interrogées déclarent approuver sa politique (contre 28 % un mois auparavant).

M. Nétanyahou a accepté dimanche pour la première fois le principe d’un Etat palestinien qui coexisterait avec Israël. Mais il a assorti cette création de telles conditions qu’elles ont été assimilées par les Palestiniens et les pays arabes à un refus d’un Etat palestinien.
Quelles sont ces conditions ?
1. Avant tout, il devra s’agir d’un Etat démilitarisé. « Si nous recevons ces garanties sur la démilitarisation et si les Palestiniens reconnaissent Israël comme l’Etat du peuple juif, alors nous parviendrons à une solution fondée sur un Etat palestinien démilitarisé au côté d’Israël ».
2. Ensuite, « le problème des réfugiés doit être résolu hors des frontières d’Israël », a expliqué M. Nétanyahou, parce que « leur retour va à l’encontre du maintien d’Israël comme Etat juif ». A ce propos, il a exigé « que les Palestiniens reconnaissent de façon sincère et publique qu’Israël est le pays du peuple juif ». « Le coeur du conflit a toujours été le refus des Arabes d’accepter l’existence d’un Etat juif »,  et « les retraits qu’Israël a opérés dans le passé n’ont pas changé cette réalité ».
3. Sur la question de la colonisation, si M. Nétanyahou a exclu un gel des constructions dans les colonies existantes au nom de la « croissance naturelle », il « ne souhaite pas faire construire de nouvelles colonies ou confisquer des terres à cette fin ».
4. « A chacun son drapeau, à chacun son hymne (…) Le territoire alloué aux Palestiniens sera sans armée, sans contrôle de l’espace aérien, sans entrée d’armes, sans la possibilité de nouer des alliances avec l’Iran ou le Hezbollah ».

Quelles sont les réactions ?
- L’Autorité palestinienne a réagi, par la voix du porte-parole du président, Mahmoud Abbas, en accusant le chef du gouvernement israélien de « torpiller toutes les initiatives de paix dans la région ». « Il entrave les efforts visant à sauver les processus de paix dans un clair défi à l’administration américaine », ajoute la présidence palestinienne.
- Robert Gibbs, porte-parole du président américain a cependant salué « l’important pas en avant » que représente selon lui le discours de M. Nétanyahou, qui a accepté pour la première fois le principe d’un Etat palestinien. « Le président s’est engagé en faveur de deux Etats, un Etat juif d’Israël et une Palestine indépendante dans le berceau historique de chacun des deux peuples.

C’est ainsi que le premier ministre israélien a appelé, dimanche 14 juin, « les dirigeants palestiniens à reprendre immédiatement des discussions de paix sans conditions préalables » … à part les siennes, bien sûr !

  »2M »  se demande bien pourquoi les Palestiniens n’accepterait pas de  reconnaître Israël comme un Etat juif, de renoncer à ses réfugiés, et de désarmer leur Etat, le tout dans un territoire non encore défini :-)

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