
64% des jeunes déclarent ne rien avoir changé dans leur mode de consommation
Contrairement à la moyenne des Français, 64% des jeunes déclarent ne rien avoir changé dans leur mode de consommation en raison des difficultés économiques.
Se sont-ils adaptés à la crise ou bien l’ont-ils intégrée ? En réalité, ils sont assez désabusés, même si 54% se sentent concernés. Ils considèrent qu’il s’agit surtout d’un prétexte utilisé :
- par les politiciens pour expliquer tous les maux actuels,
- par les banques pour gagner de l’argent,
- par les entreprises pour justifier les licenciements,
- et les médias pour plaire à leur public.
64% d’entre eux disent n’avoir rien changé dans leur façon de consommer (sauf ceux qui ont été touchés par le chômage, bien sûr). Dans cette génération 18-25 ans, 18% sont au chômage, 25% ne travaillent pas, 36% ont un emploi précaire, ce qui explique que 70% des garçons et 45% des filles vivent encore chez leurs parents.
Ils sont cependant décomplexés : c’est la génération « bons plans » grâce à Internet qui permet d’optimiser les achats et tout ce qui est gratuit. Au quotidien, sont plébiscités les marques des hypermarchés et le hard discount pour les achats alimentaires de base et d’hygiène, quitte à se mettre de côté les 10% économisés pour se faire un petit plaisir de temps en temps.
Adeptes des promotions et des soldes, ils ne sont pas dupes des mécanismes du marketing des marques. Autre point, ils achètent beaucoup sur Internet, mais ils vendent aussi beaucoup. Ils reconnaissent l’intérêt du bio même s’ils le trouvent trop cher, « voire louche, tellement on en parle ». Les produits Ethique ne sont pas leur truc car encore souvent trop chers.
L’idée de faire les achats groupés ou des prêts à des copains les effraie, car souvent créateurs de conflit ; une clop ou un euro, ok, mais je n’avance pas les coûts de transport en train par exemple.
Leurs ingrédients de la recette du bonheur sont d’abord la famille puis les amis et enfin, un bon travail, c’est-à-dire d’abord stable et ensuite intéressant.
89% d’entre eux se disent heureux contre 10% plutôt malheureux et 1% très malheureux.
Que trouvent-ils « génial » ?
Les journaux gratuits (79%), le développement durable (77%), les organisations humanitaires (73%), les enfants 73%), l’argent (64%), le mariage (60%), les homosexuels (47%)
Que trouvent-ils « bof » ?
Facebook ou le téléchargement illégal (42%), l’Europe (41%), Smartphone (40%)
Que trouvent-ils « nul » ?
Les élections (34%)
L’avis de 2M
Cette génération 18-25 ans, soit 6,5 millions de jeunes, ne semble pas vouloir s’investir dans grand-chose d’autre que ce qu’elle a connu jusque là : la famille. Le risque qu’elle court est qu’à laisser faire les générations des parents, ils ne créeront pas leur monde.J’allais conclure « Peut mieux faire » ou « Génération sans rêve » ou « Croissance lente », mais étions-nous si différents quand nous avions leur âge ? Cyniques, désabusés mais débrouillards, efficaces et cohérents finalement.











#1 par Alexa à juillet 22, 2009
Citation
Génération désabusée oui, mais sans rêves, je n’en suis pas si sûre. Génération ambitieuse mais plus matérialiste, concrète, et surtout réaliste que nos aïlleuls ? qu’en pensez-vous 2M ?