
Nothing matters but your keys !
Economique, écolo et fraternel : le covoiturage est à la mode en Europe.
Pour des courts ou des longs trajets, le système se développe sur la toile avant de partir en roue libre sur les chemins de Schengen.
Mais est-ce aussi adapté à la vie quotidienne?
Comme l’Europe semble grande et belle depuis que sont tombées les frontières entre les Etats qui la composent ! Nait alors l’envie de l’explorer librement sans que le budget loisirs porte durablement la trace de séquelles quasi- irréversibles. Si l’on ne peut même pas s’offrir un voyage estival en Europe, du cap Nord en Norvège à Chypre, faute de moyens, l’Espace Schengen ne vaut plus grand-chose ! Comment remédier à une telle carence quand ce constat s’impose à l’unanimité : pour voyager, il faut des sous ! Or, quand les euros viennent à manquer, il est bien difficile de prétendre s’aventurer très loin.
Ce problème touche la plupart des jeunes Européens désireux de flâner sous d’autres latitudes. Mais les étudiants ne sont pas les seuls à manquer de moyens pour partir en vacances. Les jeunes actifs aimeraient aussi se faire plaisir sans être contraints de survivre à une longue période de vache-maigre en rentrant de voyage ! Voilà pourquoi dans un souci de parcimonie justifiée, le covoiturage représente la solution la plus adaptée à tout désir d’évasion bien légitime.
Annonces gratuites
Bien entendu, la « voiture partagée », plus connue sous l’appellation de « car-sharing » en anglais, est loin d’être une idée nouvelle. Cela fait déjà plusieurs années que la Centrale allemande de covoiturage propose ses services aux usagers souhaitant se rendre d’un point à un autre du continent européen. Sans parler de l’ICS (Entreprise de Car-sharing en Italie) ou de la FEDUCO en France (Fédération française de covoiturage) dont les banques de données, bien que plus récentes, annoncent des débuts tout aussi prometteurs.
A l’heure actuelle, il est difficile de dénombrer les différents sites « sauvages » de covoiturage présents sur la toile, en parallèle des sites plus commerciaux (avec droits d’admission et règlementations). A Paris par exemple, il en existe plus de 80 grâce auxquels on peut accéder à des petites annonces gratuites, affichant des propositions très économiques. Parmi les plus connus et les plus utilisés en Europe, nous pouvons citer : www.mit fahrgelegenheit.de pour l’Allemagne, www.trasportamioci.it pour l’Italie, www.covoiturage.fr pour la France et www.autopolujidza.cz pour la Tchéquie. Ces principaux points d’échanges qui jouent aussi un rôle moteur dans l’accélération de ce phénomène de société permettant aux internautes d’Europe tout un choix de liaisons plus ou moins longues à l’échelle de l’Union.
Vacances biocompatibles
Animée par une volonté écologique évidente, la philosophie transparente de ces sites tient presque du manifeste. Hormis l’abaissement des coûts de transports que cela entraîne, aussi bien pour le conducteur que pour les passagers, un grand nombre d’utilisateurs jugent dans la foulée nécessaire et souhaitable de réduire le nombre de véhicules en circulation sur les routes et autoroutes d’Europe face à la dégradation de l’environnement. Il n’est donc pas excessif de parler de la naissance d’un comportement social « biocompatible ».
Ainsi, dans un souci d’éthique et de curiosité, après avoir laissé de côté le train par mesure d’économie, on peut désormais avoir le réflexe de prendre à son bord une ou plusieurs personnes comme autant de co-équipiers. En fonction du nombre de passagers, le coût d’un aller Paris – Prague en covoiturage s’échelonne entre 40 et 60 euros. A titre de comparaison, selon les tarifs affichés par la SNCF et la DB, le Paris-Frankfurt en train avec réservation (qui, soit dit au passage, ne représente que la moitié du trajet entre la France et la Tchéquie), s’élève à 106 euros. Et même si l’on pourra toujours objecter qu’il reste les compagnies aériennes low-cost, le coût des trajets d’aéroport à aéroport n’est pas à négliger. Avec le covoiturage, le problème ne se pose pas puisqu’on vient, pour ainsi dire, vous cueillir à votre porte. On ne peut que s’en réjouir et tout budget n’en ressortira que renforcé.
L’avis de 2M
Prendre contact avec des comparses prêts à partager votre voyage et votre véhicule devient soudain possible en toute simplicité. Que ce soit par l’intermédiaire de centrales de covoiturage ou de sites sur la toile, l’expérience est aujourd’hui on ne peut plus simple à réaliser.
Le tout étant de ne pas avoir d’enfants, d’être très organisé, d’admettre être dépendant, de ne pas toujours maitriser ses horaires et son point de chute, de trouver quelqu’un qui accepte un gentil auto-stoppeur (ou un parasite, c’est selon) etc, etc.. et surtout d’être en vacances !!










